Interview - AMÁUTICA - Juillet 2022


Amáutica fait partie de ces groupes qui mériteraient une plus grande audience. En effet, outre l'originalité de leur concept et de leur musique, ce sont également des personnes charmantes et particulièrement investies dans les scènes Post-Punk/Goth.

La rédaction est très enthousiaste à l'idée de vous présenter cette interview détaillée des activités des argentins.

Propos recueillis par Xzvrey en Juillet 2022.




1/ Hola Amáutica ! Comment allez-vous ? J'imagine que vous êtes assez occupés avec la production de votre prochain album ?
Pour commencer comme il se doit : pouvvez-vous expliquer le nom de votre groupe ?

El Gurú : Amáutica fait référence au savoir primordial des amautas de la Cordillère des Andes en Amérique du Sud. Les amautas étaient les sages de ces communautés qui vivaient dans les montagnes il y a plus de 5000 ans et qui existent toujours aujourd’hui, très discrètement. C'est un savoir caché et clandestin qui n'a rien à voir avec ce qui forme la norme dans cette région aujourd'hui. En réalité, c'est même l'opposé. Comme cela arrive en général un peu partout : les méchants gagnent et s'approprient tout, dénaturant ainsi les vaincus. Pour cette raison, et comme chaque personne en quête de vérité le sait très bien, les recherches doivent se concentrer en grande partie sur l'occulte.



2/ Vous êtes originaires de Buenos Aires en Argentine et votre premier EP : El Oscuro Toque de la Impersonal est sorti en 2010. Pouvez-vous parler un peu de votre histoire s'il vous plait ? Pouvez-vous présenter le Line-Up aussi par exemple ? 12 ans après la sortie de ce premier EP, quel est votre regard sur le chemin parcouru avec le groupe ?

El Gurú : Amáutica a été créé en tant que duo en 2008 à Llavallol city, Buenos Aires, Argentine. Composé au début de Romina Dusk à la batterie et de l'écrivain, narrateur Eugenio J. Caceres (El Gurú) à la guitare et au chant. J'ai toujours aimé mélanger mes goûts littéraires avec la musique rock, ces deux passions étant partagées par ma compagne, Romina, avec qui je partageais l'idée de mettre en forme les mélodies que j'avais en tête durant les années où j'écrivais mes travaux littéraires. Je navigue dans l'underground depuis longtemps, j'ai fondé mon premier groupe de Punk Rock en 1989 qui est aujourd'hui un groupe culte de la scène locale. Je crois qu'ils sont toujours actifs. Au milieu des années 90, j'ai fondé un trio Grunge expérimental avec lequel nous avons eu droit à l'attention des média, et même de la télévision jusqu'à la fin du siècle dernier. Puis vinrent les années consacrées à l'écriture. J'ai alors laissé de côté les groupes pendant ce temps, mais je n'ai jamais cessé de composer des morceaux.


En 2010 après deux années riches en répétitions, alors que nous recherchions notre son pour Amáutica, une poignée de chansons ont émergé avec des paroles faisant référence à nos auteur·e·s préféré·e·s et à nos idées en matière d'ésotérisme, le tout mélangé à des mélodies directes et simple avec notre son rock puissant que Romina a participé à créer depuis le début. Durant l'année 2012, le bassiste Christian Vega nous a rejoint, et, grâce à lui, Amáutica a évolué vers un son plus compact et mature.

Depuis le Line-Up est le suivant : El Gurú à la guitare et au chant, Romina Dusk à la batterie et Christian Vega à la basse.

Je crois que depuis ces plus de 10 ans, Amáutica a atteint une certaine maturité en matière de musique et de composition. Nous avons le son que nous souhaitions avoir, mais cela reste bien sûr un challenge quotidien puisque la perfection ne saurait être atteinte.





3/ Votre premier album : Rectificando El Sueño sortit en 2017 se compose de 5 titres issus d'un EP portant le même nom + quelques morceaux tirés du EP : El Centro Secreto. Avez-vous réenregistré les morceaux pour l'album ou changé quelque chose au niveau du mix ? Comment s'est passée la création de l'album en général ?

El Gurú : Les titres originaires d'El Centro Secreto ont été masterisés en Allemagne par Tommy Steuer, et la chanson "Alunizaje" a été remixée par Frank Rothen du groupe allemand Reactive Black. Le processus de création a été chroniquement satisfaisant, comme c'est souvent le cas pour nous. Nous ne savons jamais vraiment quand nous allons en studio et combien de chansons, nous pouvons faire durant la session. Du coup, nous travaillons toujours sans autre horizon que notre voyage musical. Ensuite, quand nous avons commencé à travailler avec Sonorium, notre label à Leipzig, nous avons fait une sélection de chansons en pensant à un album qui pourrait être notre visage musical en Europe.




4/ Comment se passe le travail dans Amáutica ? Qui écrit les morceaux et les paroles ? Répétez-vous souvent ? Est-ce que quelqu'un est responsable du design et de la communication dans votre groupe ?

El Gurú : Mon aspect Gurú est l'intercepteur qui attrape les graines de nos chansons (les concepts) depuis "l'autre côté". Ensuite, Amáutica les plante via la mystique appropriée, ainsi, nous préservons les chansons aussi pures que possible. Ensuite, cela pousse librement durant les répétitions. Le groupe répète au complet toutes les deux semaines, mais Romina et moi jouons sans arrêt car nous vivons ensemble. La musique est donc présente au quotidien.





5/ Jouez-vous en live ? Si oui, comment les gens perçoivent-ils votre musique quand vous êtes sur scène ? Comment vous sentez-vous lorsque vous jouez votre musique face à un public ?

El Gurú : Oui, il nous arrive de jouer en live. Je ne sais pas trop quoi dire concernant la réaction du public, car pour faire apparaître El Gurú et jouer, je dois être en trance, donc je ne peux pas vraiment dire ce qui se passe dans la fosse. Nous aimons ce que nous faisons, en public ou juste pour nous-même. C'est toujours une expérience transcendante.



6/ Comment se porte l'underground Post-Punk/Goth dans votre pays ? Y a-t-il beaucoup de groupes, labels, concerts ? Y a-t-il un public conséquent ? Pouvez-vous nous recommander quelques groupes originaires d'Argentine (modernes ou anciens) ?

El Gurú : De mon point de vue très personnel, cela n'existe pas ici, je suis donc incapable de te citer un groupe. Il n'y a pas de public. Ici, la scène est majoritairement tournée vers l'Electro ou le Goth-Metal. Pas de Goth-Rock. Concernant le Post-Punk, il y a quelques opportunistes qui répètent les anciennes recettes, mais rien d'authentique.



7/ Jouer dans un groupe Post-Punk/Got, est-ce bien accepté par les gens dans votre vie de tous les jours ? J'entends que nous vivons une ère de normalisation et que les gens comme nous sont de plus en plus considérés comme des bêtes de foire ; juste parce que nous sommes passionnés par quelque chose d'inhabituel. Avez-vous le même sentiment en Argentine ?

El Gurú : Je joue dans des groupes depuis plus de 30 ans et je ne me suis jamais préoccupé de ce qu'en pensaient les autres. J'ai l'impression qu'en Argentine, nous sommes plus tolérants à l'égard des styles de vie hors norme que dans d'autres pays. Je n'ai donc jamais souffert de discrimination ou de quoi que ce soit de ce genre. Ma marginalisation est le fruit de ma propre détermination.




8/ Bien, voici maintenant une question importante dans Jeu D'Ombre : quels sont les thèmes de vos paroles ? Quelles sont vos sources d'inspiration pour écrire une chanson ?

El Gurú : Principalement, la vision de la vie à travers le regarde l'Esprit. Comme je l'ai déjà dit, El Gurú rapporte quelque chose de l'incréé. [NDLR : "the uncreated" dans la réponse, nous pouvons peut-être aussi le traduire par l'immatériel ou le néant]. Nous interprétons ensuite cet apport comme une chanson. Les mélodies et les paroles viennent de là-bas.





9/ La chanson "El Fin Del Mundo" veut dire "La Fin Du Monde". Souhaitez-vous ardemment cette fin ou est-ce plutôt une manière de dire que, si le monde disparaissait... Bon, ce ne serait pas si mal. Pouvez-vous faire un pronostic quant à l'année d'arrivée sur Terre des Grands Anciens pour qu'on puisse fêter la fin de ce monde de merde ?

El Gurú : Si nous en étions les décideurs, ce serait tout de suite ! Nous sommes entièrement pour la fin au monde. Car la fin du monde au sens où nous l'entendons dans cette chanson, c'est toujours quelque chose de personnel et non de collectif.



It's the end of the world again

I do not want to avoid it

I'm going to celebrate it

I'm going to enjoy it, such

as usual

It's the end of the world again


It's the end of the world again

I do not want to avoid it

I will overthrow your altar

I'm going to enjoy it, such

as usual

It's the end of the world again


CHORUS

All I know

Finally disappears

And only my heartbeats remain

Lights the fire within

And there are no more doubts




10/ Plus sérieusement maintenant : quand, et comment avez-vous découvert l'underground Post-Punk/Goth ? Quel est le premier groupe de ce genre que vous ayez écouté ? Quels sont les albums les plus mortels que vous ayez en tête ?

Romania Dusk : Je crois que c'était autour de l'année 2003, quand nous allions de temps à autre dans un dance-club appelé le Requiem qui a commencé à diffuser ce genre de musique. J'avais déjà entendu certains des groupes playlistés, mais je m'intéressais plus au métal à l'époque. First And Last And Always, de Sisters OF Mercy a été une révélation pour moi.


El Gurú : J'ai commencé par le côté sombre avec The Doors, Joy Division et The Cure. Ensuite, j'ai découvert The Mission, Sisters Of Mercy et Bauhaus. Pour moi, les albums qui me viennent en tête sont Senderos de Traición et El Espíritu del Vino du groupe Héroes del Silencio


Christian : Je me suis intéressé à ce style de musique en rejoignant Amáutica. J'ai commencé à jouer de la basse avec des influences plus Heavy Metal [NDLR : la meilleure école], j'ai donc dû redéfinir mon son. En ce sens, l'émission de radio The Criminal Tango Radio Show présentée par El Gurú a été une aide précieuse. Je connaissais quelques excellents groupes comme The Beauty Of Gemina, Aeon Sable, Fields Of The Nephilim and bien d'autres. C'est incroyable, car le nombre de très bons groupes qui envoient leur musique à El Gurú augmente de jour en jour et il y a vraiment des choses extraordinaires. Grâce à l'émission, j'ai pu découvrir de très bons classiques que je ne connaissais pas comme Kino (КИНО) originaire de Russie. Leur album : Blood type (Группа крови) et le morceau du même nom déchirent, je n'arrive pas à m'en défaire. J'ai adoré dès la première écoute.



11/ Otra pregunta héhé : vous chantez "en español", ce qui est une très bonne chose selon moi. Je trouve que l'Espagnole est une langue très chantante. Pourquoi avoir choisi votre propre langue dans Amáutica ? Est-ce que votre public est heureux de ce choix ?

El Gurú : Je n'ai jamais, ne serait-ce que pensé à chanter dans une autre langue, car cela modifierait le sens de nos paroles. Et concernant le public, nous ne souhaitons pas le rendre heureux mais juste le secouer. S'ils parlent une autre langue, nous les encourageons à faire une traduction comme ils le peuvent et ensuite à interpréter nos chansons à leur façon. Nous faisons de même avec les groupes que nous aimons et qui chantent en anglais, français, allemand... Cela implique un engagement plus important à l'égard du groupe en question [NDLR : comprenez "un certain investissement de la part de l'auditeur"]. Il faut vraiment apprécier le dit groupe pour arriver au bout de ce processus, mais, plus c'est difficile, plus c'est satisfaisant.



12/ Eugenio : à côté d'Amáutica, tu es animateur radio (sous le pseudonyme DJ El Gurú). Peux-tu nous parler un peu plus de cette activité ? Quand as-tu commencé ? Quel est ton regard sur cette émission aujourd'hui ? As-tu une anecdote sympa à nous raconter à propos de ton émission ?


El Gurú : J'ai commencé il y a plus de 10 ans, à partir d'un besoin de diffuser les groupes et projets que j'ai eu l'occasion de découvrir grâce aux échanges et interactions avec d'autres artistes et grâce aussi aux réseaux sociaux. J'avais le sentiment que l'underground produisait une grande quantité de très bonne musique et que les gens n'y prêtaient pas attention.

Je crois qu'aujourd'hui les choses sont pires que lorsque j'ai commencé. Les gens ne s'intéressent plus à la nouveauté comme je le faisais et continue à le faire. Ils mangent ce que les médias leur mettent dans la bouche. Du coup, je le fais pour mon plaisir personnel, c'est mon moment dans la semaine où je m'assois et où j'écoute les sorties de groupes talentueux venus du monde entier.

Les bons souvenirs concernent cette opportunité de découvrir et connaître toutes ces personnes intéressantes qui créent et vivent leur voyage créatif malgré ces temps difficiles. Ils m'inspirent chaque jour et j'essaie de leur rendre la pareille en m'engageant à faire connaître l'underground à travers mon émission.





13/ A tout le line-up : quelles sont vos passions à part Amáutica ? Prenez-vous part à d'autres projets ? Avez-vous des familles ? Emplois ?

Romina Dusk : J'aime beaucoup lire. Plus particulièrement, j'aime les auteur·e·s qui basent leurs histoires sur les notions de transcendance et de spiritualité... Parmi mes préférés, je citerai : Gustav Meyrink, Fernando Pessoa, Jorge Luis Borges, Hermann Hesse. Ce n'est pas juste un hobby. C'est quelque chose qui, tout au long de ma vie, m'a donné une vision différente du monde, et une attitude différente à son égard. Je travaille dans une librairie et je n'ai pas d'enfants, ce qui me laisse plus de temps pour profiter des choses que j'aime.


El Gurú : Pour ma part, je suis écrivain à temps plein. Mon temps libre est dédié à Amáutica et à mon émission de radio.


Christian : Je suis un gros fan de Heavy Metal. Je vais voir beaucoup de concerts dès que je le peux. J'aime aussi regarder des films, lire des romans graphiques et des livres d'horreur cosmique [NDLR : H. P. Lovecraft par exemple]. À part Amáutica, je ne joue dans aucun autre groupe. En revanche, j'aime beaucoup jamer avec mon frère batteur et son ami guitariste. Rien de sérieux, c'est pour le fun. Amáutica reste ma priorité. De nos jours, je travaille comme ingénieur en télécommunication dans une agence gouvernementale. J'ai commencé comme jeune technicien radio.




14/ Y a-t-il un but que vous souhaitiez achever avec le groupe ? Un endroit en particulier où vous aimeriez jouer ? Un thème en particulier que vous souhaiteriez aborder dans une future chanson ? Une tournée mondiale peut-être ?

El Gurú : Sûrement pas le Latin American Grammy (LOL). Nous aimerions vraiment jouer en Europe, car notre album est sorti là-bas. De plus, les personnes qui croient le plus en notre groupe vivent en Allemagne, Angleterre, France... Nous aimerions vraiment y jouer, c'est sûr.




15/ Quel est votre point de vue concernant l'underground Post-Punk/Goth aujourd'hui ? Il y a BEAUCOUP de très bon albums qui sortent tous les ans partout dans le monde ; est-ce quelque chose dont vous êtes satisfaits ? En général, vous intéressez-vous à la scène ?

El Gurú : Je crois que le truc, c'est que l'underground a dans sa main un joyau inestimable que le mainstream ne pourra jamais avoir, car l'underground est réel. Personne ne soutient l'underground économiquement et tout ce que tu peux y trouver est vraiment personnel et libre et mérite chaque minute que nous lui consacrons. Oui, je m'y intéresse énormément bien sûr.



16/ Pouvez-vous nous en dire plus sur votre prochain album ? Sera-t-il dans la même veine que vos précédentes prods ? Avez-vous déjà un label ? Sera-t-il disponible en plusieurs formats ?

El Gurú : Le prochain album sera constitué de 10 morceaux et s'appellera "Sin Altares". En ce moment même, il est au mixage et au stade de la post-production, nous pensons qu'il sera terminé dans quelques mois. Pour cet album, nous avons eu la chance de collaborer avec Ariel Rossi du groupe suisse The Beauty Of Gemina, à la guitare, pour un morceau. L'album dans son ensemble est mixé et produit par Tommy Steuer bassiste du groupe allemand Age Of Heaven [NDLR : groupe de Goth Rock actif durant les années 90] et actuellement guitariste de Perfection Doll ; il a également enregistré des claviers en tant que musicien de session. En 2017, nous avions sorti notre album "Rectificando el Sueño" en Europe, plus précisément en Allemagne via le label Sonorium qui est devenu TS-MUSIX. Cependant, pour des raisons économiques liées à la pandémie de Covid, le label ne pourra pas assurer la sortie de notre album en Europe.

Nous recherchons en ce moment même un label pour sortir notre album et presser une édition CD comme pour le précédent.




17/ Ok mesdames et messieurs, maintenant passons à une question essentielle dans Jeu D'Ombre : Quels sont vos plats et boissons favori·te·s ? Y a-t-il une recette spéciale Amáutica ?

Romina Dusk : Il n'y a pas de plat particulier pour moi. Tout ce que cuisine ma mère est très bon (rires). Pour ce qui est des boissons, j'adore le whisky.


Christian : le Asado est un de mes plats favoris, c'est le traditionnel barbecue argentin avec lequel j'aime déguster un bon vin rouge (il y en a beaucoup en Argentine). Concernant les boissons, durant les répétitions d'été nous buvons du Pineral, c'est un genre de vermouth produit depuis 1864 dans la ville où Amáutica a été créé. D'ailleurs, le Pineral a un goût très différent du vermouth classique.




18/ Une amie qui vie à Buenos Aires m'a dit que cette ville disposait de l'offre culturelle la plus variée et développée au monde. Est-ce vrai ? En profitez-vous de temps en temps ?

El Gurú : En tant qu'écrivain à temps plein, je vis en ermite, je m'occupe donc assez rarement de ce qui se passe dans le monde extérieur.


Romina Dusk : Avec El Gurú, nous sommes isolés depuis longtemps maintenant. Nous ne participons à aucun mouvement culturel et le petit microcosme Gothic/Dark est rempli de groupes très électro qui n'ont pas grand-chose à voir avec nous. Par exemple, ils m'ont déjà dit qu'ils ne comprenaient pas pourquoi il y avait une batteuse dans notre groupe.


Christian : Je ne connais pas beaucoup d'autres villes, mais je peux dire qu'il y a effectivement beaucoup de choses très variées à faire à Buenos Aires : de la promenade dans les rues les plus iconiques de la ville à la vie nocturne hyperactive. Toutes les sous-cultures ont leur espace ici. Beaucoup de gens appellent Buenos Aires "la ville qui ne dort jamais". Je crois que tout est dit. J'ai récemment fait une promenade dans quelques coins de Buenos Aires et je me suis dit que l'architecture de cette incroyable ville pourrait servir d'inspiration pour Amáutica. Je crois que c'est un avantage, car en ces temps de répétition et de manque d'originalité, ces promenades peuvent contribuer à l'identité du groupe si elles peuvent influencer les paroles, les images ou même le son d'Amáutica.



19/ Y a-t-il quelque chose que j'aurais pu oublier ? Voulez-vous dire quelque chose aux lecteur·trices ?

El Gurú : Ce que nous voulons dire aux lectrices et aux lecteurs, c'est que le travail que tu fais avec Jeu D'Ombre est admirable, que tu le prends très au sérieux, tant en promouvant des artistes indépendant venus des quatre coins du monde qu'en tant qu'artiste talentueux. Nous te remercions pour cette interview fort intéressante. Gros câlin d'Argentine hehe !


[NDLR : ooohhh putain alors cette réponse-là, je ne m'y attendais pas du tout et elle fait vraiment plaisir. Je vous jure que je n'ai rien inventé, je vous transmets d'ailleurs ci-dessous la version originale du texte. Merci El Gurú !!!]

19/ Is there something I forgot ? Do you want to tell something special to the readers ?

El Gurú: What we want to say to your readers is that we find the work you are doing admirable from Jeu D'Ombre, taking your work very seriously, spreading new music, supporting independent artists from all over the world, and also as the talented musicians that you are. We thank you for this interesting interview. Big hug from Argentina!



20/ Merci beaucoup pour votre temps et pour vos réponses.
J'attends votre prochain album avec impatience.
Longue vie à Amáutica !
Salud !

A la prochaine !




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