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HARSH SYMMETRY – Display Model


New-Wave / Synth-Pop – USA, Californie

Fabrika Records – 2022


L’été dernier sortait chez Fabrika Records le premier album de l’artiste Julian Sharwarko sous le nom Harsh Symmetry. Sorti « de nulle part », cet artiste a pourtant un univers bien à lui et cohérent qui, je dois le reconnaître, m’a vraiment bluffé.

Signé sur le même label que des groupes comme Lebanon Hannover, Selofan et She Past Away (entre autres), Harsh Symmetry évolue dans un registre un peu plus pop, influencé par les sonorités des 80’s (notamment au niveau des synthétiseurs).

La spécificité de ce projet solo, c’est qu’il fait la synthèse entre les sonorités 80’s et celles, plus modernes, des scènes Post-Punk/Goth actuelles. Un curieux mélange qui se révèle vite diaboliquement efficace et inspiré. Les compositions sont en effet bien pensées, faciles d’accès sans être barbantes. Les sonorités choisies font toujours mouche et certains ponts et breaks font vraiment plaisir à entendre (« Skin », « Nowhere »).

Globalement, on oscille entre des compos personnelles, d’autres faisant légèrement penser à des groupes comme Twin Tribes ou Double Echo (notamment les lignes de guitare de « Like An Opiate ») sans pour autant copier bêtement leur style. C’est d’ailleurs la force de cet album : il a suffisamment d’identité pour être captivant dès la première écoute.

Les rythmiques sont très marquées par la New-Wave et la Synth-Pop avec cette boîte à rythmes réglée au cordeau et ces lignes de basse, très électroniques, qui suivent le débit sans jamais défaillir. Le point fort se situe plutôt au niveau des lignes mélodiques (notamment au niveau de la guitare) et des nappes de claviers qui arrivent toujours à créer une ambiance à la fois nostalgique et entrainante. Il suffit ensuite à la voix de déclamer ses textes avec ce timbre spectral et profond pour définitivement mettre le grappin sur notre attention et Display Model nous rentre dans le crâne pour un bon moment.

La variété des tempos est également à saluer, on passe de titres dynamiques comme « Skin », « Mirror Twin » et « Your Eyes » à d’autres plus sombres et posés (« Juniper » et « Severance » notamment, de très beaux titres).

Au final, l’ennui ne pointe jamais le bout de son nez. Même si Harsh Symmetry n’est pas pleinement original et s’inscrit dans un mouvement et des sonorités qu’on a pu croiser au détour des albums de Double Echo, Twin Tribes et d’autres groupes du genre, il propose tout de même une formule suffisamment personnelle pour être rafraîchissante. En plus de cela, Julian Sharwarko le fait avec talent, alors on ne va certainement pas s’en plaindre.

Pour celles et ceux en manque de sonorités New-Wave avec un bon côté rétro/revival assumé, l’album constituera sans doute une délicieuse madeleine de Proust que je vous encourage à savourer sans modération.

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