Interview - PREGHIERA - 2025
- Xzvrey

- il y a 4 jours
- 14 min de lecture

Parler des amis c'est important.
Le soutien mutuel que l'on peut créer via une saine coopération est une matière précieuse ; un "quelque chose" de rare qu'il ne faut surtout pas gâcher. Derrière Preghiera se cache en réalité Léa du Fanzine Malédiction qu'elle tient avec ses compatriotes Cämille et Quentin et dans lequel j'ai eu la chance d'être interviewé. Mais, ne se satisfaisant pas de ses seules activités de fanzinat, Léa est également compositrice à ses heures et nous a gratifié récemment d'un fort bel album : Lettre d'une inconnue.
C'est un univers intéressant et très subtile qui se déploie devant nous lorsqu'on écoute les compositions de cette artiste complète (elle réalise également les photos illustrant ses œuvres). Puisque nous nous acheminons doucement vers la fin du webzine Jeu D'Ombre, il me tenait à cœur de parler de ce projet fort intéressant et unique en son genre.
- Propos recueillis par Xzvrey en 2025.
1/ Salutations Léa ! Cela fait un bout de temps depuis la dernière fois qu’on s’est vus en festival. Comment vas-tu ? Sur quoi es-tu « focus » en ce moment ?
Salut Flo ! Déjà, merci beaucoup pour le temps que tu as pris à confectionner cette interview, cela me touche beaucoup. J’ai mis 4 mois à me poser enfin comme maintenant et y répondre, parce que je préparais le concert à la Raymonde et que cela me prenait beaucoup de temps, d’énergie et de disponibilité d’esprit (d’ailleurs, je pense que tu sais ce que cela fait héhé!) et le travail me prend beaucoup d’énergie, quand je rentre chez moi je suis hors-service. Maintenant que le concert est passé, je suis donc focus sur cette interview, la fin de la lecture de Intelligence du rêve d’Anne Dufourmantelle, Les Montagnes Hallucinées de Lovecraft, mon travail qui me demande une disponibilité mentale et émotionnelle très forte. J’aide Camille (Maledictions, Hardrock à mort) dans son fanzine Hardrock à mort où je corrige ses fichiers, et je m’attèle aussi à des collages pour un zine qui j’espère verra le jour, Aeterna. Il s’agit de collages de choses que j’ai écrites, des pensées, des prises de notes de diverses lectures philosophiques ou littéraires… Je suis aussi attelée, dès que je peux, à avancer à pas de fourmis sur le prochain et quatrième numéro de Malédictions. Je suis aussi dans une période frénétique depuis quelques mois à re-découvrir du death, thrash, speed, et ça me fait beaucoup de bien. Actuellement en répondant à cette interview je finis d’écouter un album de Speedwhore pour la seconde fois et je vais me mettre autre chose dans les oreilles. Je fume des clopes et je bois de la camomille. Ça fait beaucoup de choses sur lesquelles j’essaie de focus, j’espère avoir correctement répondu à la question...
2/ Entrons maintenant dans le vif du sujet. Peux-tu nous parler de Preghiera s’il te plaît ? Quel est ce projet ? Quel est sa raison d’être ? Pourquoi ce choix de nom qui signifie « prière » en italien ?
Preghiera est un projet que je qualifierais de musical, visuel (photos, dessins) et littéraire, qui est né je dirais en 2014 lorsque j’ai eu mon premier (et dernier, j’ai toujours le même) appareil photo. C’est né d’un appel en moi à la contemplation du vide et de l’absence qui m’ont beaucoup marquée et envahie, paradoxalement. J’ai eu besoin de remplir ce vide. L’aspect musical est des années après, en 2021 lorsque j’ai fait le tour de mon apprentissage du clavier numérique et des VST. Toujours dans cette perspective inconsciente au début de m’affranchir d’un vide qui collait à ma peau et à mon quotidien. Le nom de « prière » vient donc de cette absence, de ce vide ressenti : la prière est non seulement tout ce qui nous reste quand on a plus rien, et elle fait toujours écho à quelque chose qui n’est pas et dont on attend un signe.

3/ Ce projet musical, tu le mènes toute seule, en parfaite autonomie. Comment organises-tu tes sessions de travail ? Quels instruments utilises-tu ?
Les moments où je suis dans Preghiera, je me mets dans le noir ou la lumière tamisée, pour que mes sens ne soient pas heurtés, je mets de l’encens souvent, et je joue ce qui me vient. J’utilise un clavier, maintenant je vais essayer avec la guitare électrique aussi maintenant que j’ai trouvé des solutions pour bien l’enregistrer sur mon DAW (Studio One 7). Mon VST / Plug-in préféré est Triton de Korg, je l’ai utilisé dans tous les sens et j’ai envie encore de l’utiliser…. J’ai l’impression que c’est le truc tombé du ciel qui me va parfaitement. Il y a aussi maintenant Mysteria que j’aime beaucoup et grâce à tes conseils je peux mieux m’épanouir dans l’approche que j’ai de cette VST.
4/ Tu as sortie plusieurs singles sur bandcamp et tu as maintenant un album complet rassemblant une bonne partie de ton travail entre les mains. Quand souhaites-tu sortir ce volume ? Prévois-tu une édition CD ou LP ?
Les mois ont passé et maintenant j’ai donc sorti en LP « Lettre d’une inconnue », qui rassemble les morceaux qui ont été faits entre 2021 et 2024, qui me plaisent le plus. J’ai été ravie que tu fasses le travail de Mastering ! et aussi que Shaxul fasse le layout.
5/ Quelles sont tes sources d’inspiration en ce qui concerne Preghiera ? Quel message souhaites-tu faire passer à travers tes compositions, tes sons, tes titres aussi ?
Mes sources d’inspiration sont la littérature, la philosophie, la musique, et ce rien, ce vide encore… qui me poursuit. Comme un dépouillement de soi, qui se ressent aussi à travers ma musique je suppose. J’ai mis du temps d’ailleurs à aller au bout de tout ce processus de composition et d’acceptation de ce qui est : car c’est reconnaître le dépouillement qui a été en soi, et ensuite, hors-soi. Je l’ai longtemps mal vécu car je comparais ma technicité à celles d’autres musiciens et leurs compositions qui étaient beaucoup plus recherchées. Le « problème » (ou pas, n’est-ce pas?) étant que quand je joue et quand un morceau naît, c’est sur les 1 à 3 jours. Je n’aime pas trahir l’émotion que j’avais sur le moment en y revenant… je me sens me trahir quand je le fais, et je n’arrive mêle plus à rien faire car je n’ai plus l’émotion que m’a traversée lorsque j’ai composé le morceau pendant les 1, 2 ou 3 jours. C’est cette expérience-là que je fais avec Preghiera…et que naturellement je souhaite faire ressentir... le vide et la lumière qui peut en naître, le moment présent, l’acceptation de ce qui est, je crois.
6/ Maintenant que ta compilation est prête à sortir, est-ce que cela t’a donné envie de créer de nouveaux morceaux ? Comment envisages-tu la suite pour Preghiera ? As-tu déjà en tête des thèmes pour tes futures compositions ?
Oui, j’ai très envie de saturer à la guitare tout cela, donner quelque chose de beaucoup plus drone, doom ou black ce que je compose. J’envisage la suite avec des idées de collaborations sur certains titres avec d’autres artistes. Les thématiques, je ne sais pas encore, mais maintenant que j’ai donné une couleur pastel à tout le vide que je peux ressentir parfois et que j’ai surtout ressenti dans le passé, je me retrousse les manches et sens qu’il y a à présent la noirceur de la colère qui veut s’exprimer. Je te dis ça maintenant et c’est ce que je ressens depuis des mois, mais peut-être que ça peut changer, on verra.

7/ Comment cela se passe lorsque tu te dis « OK je vais composer » ? Comment organises-tu ton travail ? Sur quel matos et sur quels logiciels travailles-tu ? As-tu une méthode spécifique ou un rituel à toi ?
Quand je veux composer, j’essaie de ne pas me mettre de pression, voire aucune, je laisse venir ce qui vient et qui a besoin d’être exprimé. Comme je disais, mes sessions d’enregistrement pour un morceau n’excèdent jamais les 3 jours. Mon DAW c’est Studio One 7 comme je disais. J’aime beaucoup, c’est avec le 5 que j’ai appris et j’aime beaucoup son approche simple et fluide. Mon VST / Plug-in préféré est Triton de Korg, je l’ai utilisé dans tous les sens et j’ai envie encore de l’utiliser…. J’ai l’impression que c’est le truc tombé du ciel qui me va parfaitement. Il y a aussi maintenant Mysteria que j’aime beaucoup et grâce à tes conseils je peux mieux m’épanouir dans l’approche que j’ai de cette VST.
8/ Envisages-tu de te produire sur scène un jour ? Comment cela pourrait-il se concrétiser ? Quelle forme pourrait prendre Preghiera en situation de concert ?
Romain de la salle la Raymonde (suite de l’ancien Raymond Bar) à Clermont-Ferrand m’a proposé de jouer pour le 15 novembre 2025. J’ai joué un set de 32 minutes, par moments en improvisation car j’ai compris dans mes répét que pour Preghiera, je n’aimais vraiment pas l’aspect de prévoyance, de calcul. Evidemment qu’il en faut pour un live, mais j’ai fait le squelette principal que j’ai bossé des mois, pour ensuite me permettre de laisser venir ce qui devait advenir lors du concert à l’instant T. Avec mes émotions du moment… avec mes peurs bien sûr su moment, avec l’ambiance qu’il y avait dans la salle. Les lumières ont été faites par Maël qui a fait quelque chose de très beau, avec ultraviolet, bleu sombre, lumières plus vives fugaces qui traversaient la salle et à ma volonté qui éclairaient le public, car c’était lui par raison d’être à ce moment-là. Un moment introspectif pour moi mais aussi que j’ai voulu pour eux en mettant des samples de Dalida, Albert Camus… qui je pense ont pu, peut-être, faire écho en chacun. Un moment contemplatif aussi, avec une scénographie à la Abysmal Grief mais version éco+ faute de moyens. Je te donne une photo pour illustrer.

9/ Les visuels de tes différents singles sont toujours très beaux. Utilises-tu des photos de ta création ? Si tel est le cas, quel est ton rapport à l’art de la photographie ?
Merci pour tes mots et pour cette question, en effet la photo fait partie de ma vie sérieusement depuis 2014, la photographie fait vraiment partie aussi de Preghiera dans son approche silencieuse et contemplative de la vie. Je pense toujours beaucoup visuellement quand je fais de la musique et idem quand je fais de la photo, j’écoute souvent de la musique en même temps, ou l’idée d’une photographie naît de ce qu’un morceau ou un projet musical peut me faire ressentir...
10/ C’est le moment de se détendre un peu avant de commencer la deuxième moitié de l’interview. T’est-il arrivé un truc complètement cocasse vis-à-vis de Preghiera ?
Ahaha elle est cool cette question ! Je dirais que le truc cocasse qui m’est arrivé avec Preghiera c’est un mec du fin fond des Etats-Unis m’avait acheté 5 de mes singles pour 35 euros… vraiment, je n’arrive pas encore à y croire, ca sortait de nulle part… et ça n’est plus jamais arrivé ensuite bien sûr ! Ahahaha ! Aussi, le truc cocasse dans le temps long c’est que beaucoup de personnes écorchent la prononciation et l’écriture de Preghiera - j’ai Pregéria, Preghieria...pourquoi si cocasse à mes yeux, parce que mon nom de famille italien, qui pourtant est simple, est écorché depuis la nuit des temps par les 3/4 des personnes que j’ai rencontrées et qui le prononcent ! Je suis maudite avec ça ! Ahahaha !
11/ Parlons un peu de goûts musicaux maintenant. Tu es, je le sais, très éclectique dans tes écoutes : Métal, Goth, Dark-Ambiant et bien plus encore. D’où te vient cette passion dévorante pour la musique ? Pourrais-tu citer quelques groupes et albums qui t’ont marquée ?
Je pense que cette passion vient du fait qu’enfant, j’ai toujours baigné dans la musique à la maison, et dans ma famille en général on a toujours écouté beaucoup de musique. C’était rare qu’il ne passe jamais rien dans la voiture comme CD, ou pendant un repas, ou autre… Ca ne m’a jamais empêchée d’aimer quand même Lorie étant jeune, mais mêlée à du hard et heavy comme Saxon, Judas Priest, Dio, Def Leppard, Marillion… et bien sûr et déjà Slayer. Je ne comprenais pas pourquoi personne à l’école ne connaissait ni ne parlait de cette musique. J’allais le comprendre plus tard… Les groupes qui m’ont marquée sont ainsi mentionnés juste avant, naturellement. J’ai aussi beaucoup été marquée par les chansons à texte que mes parents aimaient beaucoup comme Renaud, Hubert-Felix Thiéfaine, Alain Bashung… et la variété italienne aussi. Actuellement, j’écoute EvilFeast et je passe un super moment. Et pour les groupes qui m’auront jusqu’à présent le plus marquée je dirais Slayer, Murkrat, Celtic Frost/Triptykon, Amenra, Marillion, Lingua Ignota, Grouper….

12/ Non contente d’avoir ton propre projet musical, tu es également investie dans le fanzine Malédictions qui se concentre en grande partie sur l’underground Métal et fait quelques crochets vers d’autres scènes. Que représente cette corde à ton arc ? Comment vont Camille et Quentin, tes partenaires, au fait ?
Maledictions est né du fait que Camille avait été déçu de ses dernières expériences de fanzinat. Et je notais pourtant qu’il m’en parlait tout le temps. Je l’ai donc motivé à reprendre, et je lui ai proposé de faire l’aspect visuel. Ça m’a aussi donné confiance en moi dans ce que je peux créer en dessins ou photographies, et ça a à mes yeux permis de me réconcilier avec ce que les gens pouvaient penser de mon côté artiste, que j’ai longtemps essayé de refouler car je ne me sentais pas légitime. Naturellement, Camille m’a proposé de faire aussi des interviews et j’en ai fait pour VII, Mütterlein, Lassolas, Sabrina Vandeplas (photographe et amie), Tom G. Warrior de Celtic Frost et consorts…. J’avais depuis des années envie de faire des textes et / ou interviews de Tom G et son univers et grâce à Maledictions, cela a pu voir le jour.
Camille et Quentin vont très bien, on travaille doucement sur le quatrième numéro de Maledictions ! Chacun de son côté, Camille prépare Hardrock à mort fanzine, et moi Aeterna fanzine ! On est chauds !

13/ Tu le sais, ici nous parlons énormément des scènes Post-Punk/Goth. Quel est ton rapport avec ces scènes ? Que représente l’univers gothique pour toi ? Es-tu familière de cette culture ?
Oui, je pense pouvoir dire que j’en suis familière… depuis 2018. Cette année de mes 23 ans, j’ai vécu un long coup de foudre, qui brille encore aujourd’hui, pour le post-punk et goth en général, avec tous ses sous-genres. Grâce à l’algorythme Youtube et comme je suis très fan depuis cette époque de Carpenter Brut et Perturbator, je me suis mise à découvrir Joy Division, New Order, Lucie Cries, Message, Opéra Noir, Boy Harsher, Lebanon Hanover, Night Sins, Tr/st, Minuit Machine, Pastel Ghost, Twin Tribes, In Death It Ends, All Your Sisters, She Past Away bien sûr, VNV Nation, Edith Nylon, Foie Gras, King Dude, Days of Sorrow, Faith and the Muse…. Ce qui m’a toujours touchée c’est cet aspect de fête et de tristesse en même temps qu’apporte le genre gothique sous toutes ses formes. C’est pas dans la totalité des morceaux ou forcément toujours une généralité, mais c’est ainsi que je le ressens. Le droit de faire une éléctro triste, un punk nuancé et triste. Aussi, un vrai appel à être soi, sur le dancefloor ou dans la vie quotidienne, parce que les émotions négatives sont acceptées dans ce genre musical. Elles sont acceptées pour en vivre au contraire quelque chose de beau, parfois joyeux et festif. C’est un peu comme faire la fête tout en ayant tous conscience nous qui dansons et buvons, que demain est déjà mort. Et qu’il faut en profiter quand même.
14/ Et ça recommence, j’ai oublié ce que je voulais te demander… on passe à la suivante.
Et alors, ben c’est du propre ça Flo ! Bravo hein !!!!
15/ Tu es basée en Auvergne. As-tu toujours vécu dans cette région ? Comment se portent les scènes rock, métal et gothiques par chez toi ? Avez-vous la chance d’assister à de nombreux concerts par exemple ?
Oui, j’ai toujours vécu en Auvergne. Jusqu’à mes 17 ans dans l’Allier, puis dans le Puy-de-Dôme. J’ai migré là-bas pour mes études. Et tant mieux car vers Montluçon il n’y a pas grand-chose… Parfois des choses au Guingois ou au 109, ou à la MJC de Fontbouillant, (merci à Ké-vin pour ses reports qui montrent qu’il y a quand même des choses là-bas !), mais sinon c’est mort et dans ma jeunesse j’en ai bavé là-bas, ce n’était pas fou comme ambiance de ville ! Les sorties les plus folles c’était dans les petits boui-boui à boire des coups avec les copains, aller en chaussettes sur les quais de gare à 6h du mat, aller dans le lycée la nuit pour y casser des bouteilles de Kro sur le terrain de basket… ou faire connaissance avec le gratin Montluçonnais à 4h du matin et chanter des karaokés italiens, avec les copains, comme « Ti Amo » et « Tu » d’Umberto Tozzi, me faisant engueuler que je ne dois pas « crier dans le micro svp». Mon premier moment de gloire en tant qu’artiste écorchée (arrachée) vive. Mon grand-père allait au Diam’s et avait l’air de bien s’amuser mais moi les boîtes de nuit ça jamais été trop mon truc. Bref, rien de très affolant tout ça.
A Clermont-Ferrand nous avons la chance d’avoir la Raymonde surtout qui programme un tas de belles choses. Il y a vraiment beaucoup de choses qu’on y découvre, underground… En fin de semaine il y a OvO notamment qui passe ! Il y a eu Minuit Machine et Sierra qui étaient passées à la Coopérative de Mai. Mais j’étais à l’Homme Sauvage à ce moment-là...

16/ Je crois me souvenir que tu es une grande lectrice. Peux-tu nous parler de ta passion pour la lecture s’il te plaît ? Quels genres de livres aimes-tu lire ? As-tu quelques recommandations ?
La lecture a été d’un grand secours face à l’angoisse, autant que la musique, car elle aide à se focus sur autre chose que ses peurs et ses pensées. C’est une chance que de pouvoir lire… surtout quand a pas beaucoup d’argent, c’est un trésor encore plus je trouve ! À mes périodes de chômage, je me prenais des commandes de livres sur Vinted pour presque rien, et c’était délicieux. J’aime énormément la littérature française, russe, la philosophie sous toutes ses formes, surtout quand elle est approchée de manière poétique…. Je recommande Cioran, Tchekhov, « L’Enfer » de Henri Barbusse, Antonin Artaud, Georges Bernanos (my love!!!), Louis Aragon…
17/ Tremble de peur mortelle car voici la question la plus diabolique de ce zine : quels sont tes plats et boissons préférés ???
J’adore cette question dans ton zine ! J’aime tellement les plats mijotés, comme les viandes en sauce… les minestrones que tu peux varier sous toutes les coutures… Les plats italiens à la sauce tomate… et la bière… et le jus d’orange pressé…. Mmmmh…. Le vin rouge j’ai un peu plus de mal car j’ai pris trop de cuites au vin dans ma vie, assez en tout cas pour avoir un petit recul avec cette boisson tout de même divine.
14/ Ça y est je me souviens : quel est ton meilleur souvenir de concert en tant que spectatrice ? Quel groupe t’a le plus emballée ? Après-tout, tu te rends très souvent à des concerts il me semble ?
Slayer en 2012 à la Coopérative de Mai à Clermont-ferrand, j’avais 16 ans, et ce concert m’a marquée car c’était mon premier vrai concert… et qu’il y avait ma sœur, mon papa, mes amis. Le groupe qui m’a le plus emballée reste Slayer que j’ai vu 4 fois. Et j’en ai vu tellement d’autres de groupes et de concerts mais alors Slayer… c’est quelque chose. Oui, dès que je le peux je vais à la Raymonde à Clermont ! Place et bières pas chères, pour des concerts et projets musicaux ou autre, de qualité, je recommande ! J’affectionne comme festivals Le Anthems of Steel particulièrement et l’Homme Sauvage… et le Pyrenean Warriors pour ne citer qu’eux.
18/ Preghiera est un projet sensible et plein d’émotions. Qu’aimerais-tu ressentir un jour qui soit relié à ton projet musical ? Quel serait son plus grand accomplissement pour toi ?
C’est une très jolie question ! Spontanément je te dirais que c’est toucher des gens, sentir que des gens puissent être touchés par ce que je fais musicalement et visuellement. Et c’est arrivé à la Raymonde, je crois bien, puisque dans le public quelqu’un disait « merci !! » plusieurs fois… merci à la Raymonde et particulièrement à Romain de m’avoir permis de jouer. Je suis donc déjà dans cet accomplissement qui me fait du bien au quotidien et que j’accepte comme il vient…

19/ Nous nous approchons maintenant de la fin de cet entretien malheureusement. Souhaites-tu dire quelque chose de plus au lectorat de ce magazine ?
Pour le lectorat, je vous souhaite une bonne lecture sur le site de Flo qui fait de très belles interviews à chaque fois et où les gens, plus ou moins connus, peuvent s’exprimer librement. Libérer la parole est très important alors merci Florent pour la belle interview que tu m’as accordée. Et je pense qu’il faut oser, oser est si important… ne pas s’enfermer dans ses peurs.
20/ Léa, merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’espère que nous aurons l’occasion de nous recroiser à des concerts sous peu (au moins aux différents fests auxquels nous sommes habitués).
A une prochaine fois 😀
Merci Florent pour le temps que tu m’as accordé avec ces questions fouillées et belles, cela fait du bien de sentir que notre parole peut exister. Bonne continuation à toi et dans la hâte de se revoir autour d’une bière ou autre breuvage magique devant un concert !



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