MARK OF THE SPHINX - Buried


Deathrock / Darkwave / Indus - France

Autoproduction - 2017


Si les sonorités sombres et torturées sont votre passion, vous pourrez trouver céans un album à votre convenance. Contrairement à bien des productions Deathrock chroniquées ici, Buried ne met pas l'accent sur les sonorités rock'n'roll avec un débit rapide. Au contraire, nous sommes ici face à une approche plus profonde, mettant davantage l'accent sur des rythmiques presque industrielles. Vous vous rappelez de Skinny Puppy période "Bites" et "Mind : The Perpetual Intercourse" ? Et bien, on pourrait rapprocher la musique de Mark Of The Sphinx de cette ambiance-là, quoiqu'un peu plus rapide et avec des sonorités indus différentes (30 ans d'écart en même temps).

Mais le type de chant, la noirceur des morceaux, l'aspect presque martial de la boîte à rythmes m'a immédiatement évoqué le groupe Canadien culte.

Pourtant, il ne faudrait pas réduire la musique de Siouxside (le musicien à l'origine du projet) à cette simple comparaison. En réalité, si les influences peuvent sauter aux yeux, il n'en reste pas moins que Mark Of The Sphinx propose une musique et un univers personnel·le·s. Des titres ultra darks comme "Possessed" avec une orientation clairement plus indus s'intègrent parfaitement au sein d'un paysage un peu plus Deathrock. Le chant assez lointain et fantomatique tient vraiment une place prépondérante dans la mesure où il lead complètement les morceaux. Alternant plusieurs types de chants (parfois au sein d'un même morceau), Siouxside parvient à créer un intérêt rien qu'avec cette particularité à capter l'attention.

La palme instrumentale revient aux lignes de basse très présentes et particulièrement incisives qui ordonnent les morceaux et permet aux guitares aériennes et aux synthés profonds d'occuper le lead efficacement quand la voix n'est pas présente.

Nous avons également le droit à quelques titres plus expérimentaux comme "Lord Of The Empty Kingdom" qui donnent de la variété à cet album dominé par un mélange de Deathrock, Darkwave et Indus efficace et sans faute. Les titres cartons comme "Hang On", "Dirty Face OF Money", "Buried", "W1sd0m" et "Dead For The System" ont vraiment du potentiel et contiennent même quelques moments épiques.

En somme, un excellent album qui mériterait une plus grande reconnaissance vu la qualité générale du rendu tant au niveau des compositions que du son.

Si vous cherchez un mélange très sombre des styles cités en en-tête de cette chronique, vous êtes au bon endroit.

Recommandé.



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